La guilde qui sent bon le chocolat
 
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 Une maladie bien plus qu'étrange.

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Myck
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MessageSujet: Une maladie bien plus qu'étrange.   Dim 17 Aoû - 16:31

Le ciel était de ceux qui ne présageaient rien de bon. Les nuages masquaient le soleil qui, depuis ces derniers mois, dardait rarement des rayons chauds et rassurants. Une journée normale en ces temps d’inquiétude constante. Myck se languissait quelque peu dans la cour du château d’Amakna, le dos ankylosé d'avoir porté ces lourds paniers d’osier tressé.

« Va les étendre. Ces linges sont à faire sécher de suite, pour le seigneur. Vite. »

Sa mère donnait toujours des ordres de façon rude, mais elle était une femme de devoir et consciente que les temps présents forgent les consciences. Myck n’avait que 15 ans mais en paraissait quelques uns de plus. Les cheveux d’un châtain vif, la peau mate perlée de quelques taches de rousseur mutines sur le nez, il était doté des faveurs de la nature, grand et robuste. Il jouait de ses atouts avec grâce et parfois effronterie, son caractère était empreint de joie de vivre et de rébellion. Il était un jeune garçon que chacun appréciait, acceptant ces quelques petits écarts de conduite avec gentillesse, riant même de cette facilité qu’il avait de se tirer toujours des maladresses qu’il commettait.

Mais ce matin, Myck se sentait, non seulement fatigué par le travail, mais aussi gêné et mal à l’aise. Sa tête le faisait souffrir par intermittence, il n’avait pas bien dormi la nuit dernière. Se retournant et grommelant dans son sommeil, il n’avait pas réussit à trouver le repos qui estompe les douleurs et évacue les soupirs. Du plus loin qu'il se souvenait, il dormait mal, mais la nuit dernière avait été plus que difficile, presque indescriptible. Et voilà que maintenant, il tentait de se débarrasser de cette migraine qui minait son moral. Mais rien n’y faisait. Il tentait de se concentrer sur son travail, ne pensant à rien d’autre que son labeur. Il avisa un massif de fleurs près de lui. Leur parfum était enivrant, envoûtant. Il respira à pleins poumons pour s’imprégner de cette agréable senteur, et oublier le présent. Ces fleurs étaient si belles !
Étrangement, son mal de tête se calma, il se sentit quelque peu soulagé, mais attribua cette trêve au hasard qui faisait parfois bien les choses. Bien qu’en Amakna le hasard n’était qu’un mot parmi tant d’autres, plus personne n’y croyait à ce hasard Sauf les Ecaflips, joueurs émérites. Soulagé, il reprit le panier d’osier dans ses mains et s’en alla pour étendre le linge délicat. Quelques solides fils étaient tendus derrière la cour principale. Arrivé à destination, il posa son panier et commença à démêler les draps de lin, doucement, avec délicatesse.


Son mal de tête reprit soudain, le laissant désemparé, figé. Prêt à tomber à terre, il lâcha le drap qu’il tenait, le laissant choir sur la terre souillée.

Il enserra sa tête entre ses mains tremblantes, ne sachant que faire pour chasser cette douleur qui le terrassait. Il réussit à relever quelque peu la tête et entrevit au travers de ses larmes le massif de fleurs odorantes. Il les fixa tant bien que mal, beauté naturelle en ce monde désespéré. Une fleur à peine éclose, un simple bouton de rose attira son attention, ou du moins captura son regard assez longtemps pour s’imprimer en son esprit. La vision de ce bouton distilla en lui un souffle de paix, un instant d’épanouissement. Son mal de tête se dissipa légèrement. Il continua à fixer tant bien que mal le bouton de fleur, l’imaginant dans son esprit, pensant qu’une fleur ne pouvait rien ressentir, ne pouvait pas souffrir. Il tenta d’être un bouton de fleur, d’oublier la douleur. Il fermait les yeux maintenant, mais voyait dans son esprit ce qui la ferait moins souffrir. Un sentiment l’envahit, il ne put déterminer et puis il s’effondra à terre, près du panier de linge humide, le visage pâle.

Il rouvrit les yeux lentement. Au début, Il ne put que distinguer quelques contours, quelques couleurs, puis sa vision se fit plus claire. Il était allongé sur son lit, dans sa chambre. Il entrevit sa mère, penchée sur lui, inquiète. Il se réveilla petit à petit, conscient que celle-ci discutait avec une autre personne, mais ne comprenant pas un traitre mot de la conversation.

« Il se réveil.
- Myck, mon fils. Comment te sens-tu ? »

Myck peina à articuler quelques mots, sa bouche était pâteuse. Mais déterminé et têtu comme il l’était, il parvint à s’exprimer.

« Je me sens fatigué, mère. Étrangement fatigué.
- Te rappelles-tu quelque chose ?
- Pourquoi que s’est-il passé ? »

Myck ne gardait aucun souvenir de ce qu’il s’était passé. Le vague souvenir d’un mal de tête insupportable fit surface dans sa mémoire mais rien de plus. Sauf peut être une fleur, oui une fleur, belle, douce.

« Nous t’avons retrouvé évanoui dans la cour est. Pâle, si pâle… Et… »

Myck sentit que quelque chose n’allait pas. Que sa mère lui cachait quelque chose. Quelque chose d’important.

« Qu’est ce qu’il y a Maman ? »

L’autre personne prit la parole. Myck la reconnut, il s’agissait de la prêtresse.

« Le linge était sec, plié… Dans le panier d’osier. Il n’a pas été déplié, Myck.
- Nous t’avons trouvé quelques minutes après que tu soies parti. Un cri a alerté les gardes. Tu as crié Myck. Pourquoi ? »

Myck ne put dissimuler sa surprise. De vagues souvenirs refirent encore surface, oui il se rappelait maintenant.

« Je n’ai pas plié le linge, je n’ai pas eu le temps. J’avais tant mal à la tête, si mal. J’ai du crier en tombant. »

Il ne comprenait pas bien ce qui lui était arrivé. Et au vu des visages qui lui faisaient face, l’inquiétude se mêlait à l’incompréhension.

« Myck, ce n’est pas la première fois que cela t’arrive. Jamais cela n’a été aussi grave, jamais avant ne tu t’étais évanoui. »

Il se rappela alors les fois où les tartes une fois posées sur la table, à peine sorties du four avait tout simplement refroidi à une vitesse incroyable. Il se brulait souvent d’ailleurs en les sortant. Les fois où les fenêtres se nettoyaient avec une facilité déconcertante à son contact, et ses rêves, ses nuits, rarement reposantes... Et toujours près de lui, il se rappelait les fleurs. Si belles, si réconfortantes.

« Je… J’ignore ce qu’il se passe. »

Sa mère affecta un air inquiet. Son regard se teintait de peine. Elle continua :

« Mon petit Myck. Tu vas devoir nous quitter. Il te faut aller à Bonta.
- Bonta ? Mais… »

Sa mère afficha un visage déterminé. La femme de poigne redevenait ce qu’elle avait toujours été. Une femme de devoir.

« Oui, Bonta. Le seigneur des plaines est au courant et a déjà envoyé un message à la milice. Tu pars demain. Tu seras escorté par un garde. Une jeune fille de ton âge, même servante, doit être accompagnée pour aller à la Tour blanche. Certes, tu ne vas pas jusqu’en pays Bwork, mais cela sera nécessaire. Demain. »

Sa mère quitta la pièce, non sans lui avoir déposé un baiser sur le front. La prêtresse suivit les pas de sa mère, son regard triste. Myck pleura longtemps dans sa chambre. Sa mère l’abandonnait. Tout s’écroulait. A force de larmes et de soupirs, il sombra dans un sommeil sans rêve. Du moins n’en garda-t-il aucun souvenirs.

Le lendemain matin, il se leva avec le soleil. Un brin de toilette, un dernier regard à sa chambre et le voilà qui quittait ce qu’il avait toujours connu. Un foyer. Un garde à DragoDinde attendait déjà dans la cour. Une DragoDinde pourpre l’attendait en piétinant à son coté. Ses affaires empaquetées dans des fontes simples mais solides. Sa mère discutait avec le garde. Myck s’approcha, la nuit avait effacé toute sa peine, ne demeurait que regret. Il sourit à sa mère, déposa un baiser sur sa joue, prit la lettre qu’on lui tendait, envoya en l’air milles baisers aux personnes qui s’affairaient déjà dans la cour et monta à DragoDinde, avec élégance.

Bien que servant, Myck était fin observateur et ce qu’il voyait faire une fois, lui suffisait pour le refaire avec aisance. De plus, il était de nature gracieux et élégant même en habit humble de servant du château. Il était surprenant, ce jeune garçon d’à peine 15 ans.

Le garde lui fit signe de le suivre. Celui-ci était plein d’assurance et source de confiance. Il saurait la protéger et l’escorter jusqu’à Bonta. Tinky s’appelait-il. Il fit un signe de la main, et partit au galop, Myck le regarda partir et avant même qu’il ne put dire un mot, sa DragoDinde partait au galop suivant le garde, impatient. Il se maintint en selle au départ difficilement puis de plus en plus facilement, jusqu'à ne faire plus qu'un avec sa monture.


Son voyage se fit sans encombre. Le rythme était soutenu, quelques pauses pour manger et se reposer. Un rythme de campagne effréné qui laissa Myck quelque peu courbaturé.

Au terme du voyage, il écarquilla les yeux. Ébahi par la beauté de la cité. Son regard passait de demeures et demeures, capturant un détail, contemplant un chef d’œuvre. Il en avait le souffle coupé. Il fut conduit à la Tour blanche. Là, Tinky lui fit ses adieux et lui souhaita bonne chance. La lumière te protège furent ses derniers mots. Myck grimpa les marches de l’entrée et arriva dans le hall de la milice. Quelque peu intimidé, il resta là, époustouflé. Bonta.



Il arriva près d’une jeune femme, habillée tout de blanc, 7 liserés de couleurs marquaient le bas de sa robe, un anneau au majeur de sa main droite. Myck salua la jeune femme avec élégance quoique avec quelque maladresse.

« Mon enfant ? Que puis je faire pour vous aider ? »

Myck lui montra la lettre que sa mère lui avait remis. Bien qu’intimidé, il était impatient. Un léger sourire s’esquissa sur son visage. La joie de vivre reprenait le dessus. Entré dans la demeure où il parcourut d’un regard avide les divers ornements plus sublimes les uns que les autres, il patienta quelques peu dans un vestibule aménagé sobrement mais d’une certaine classe. Puis on le fit passer dans un petit salon, où il fut bien accueilli.

Des serviteurs lui présentèrent un siège pour s’asseoir et un rafraichissement qu’il but goulument après sa longue chevauché. Puis quelqu’un d’une haute stature entra dans la salle, Myck se leva précipitamment pour lui présenter sa plus belle révérence. Le curieux personnage éclata d’un rire sonore et le convia à se rasseoir.


« Alors comme ça tu désires intégrer les Ragna Rocks, te crois-tu assez digne de ce titre ?
- Je ne sais pas si j’en suis digne, je me présente pour en être sûr. Ce que je sais, c’est que je suis destiné à vous rejoindre depuis mon humble naissance, c’est ma mère qui m’a envoyée ici avec cette lettre… »

Myck lui tendit la lettre.

« Je ne veux pas de ça petit, que cela soit par naissance ou destiné que tu veux nous servir, ce n’est pas cela qui orientera notre choix. Sache que les temps sont rudes, il te faudra pour être acceptée chez nous passer plusieurs entretiens, et réussir une période d’essai qui ne sera pas une partie de plaisir pour un jeune Iop de ton âge. »

Sur ce, il prit la lettre et la jeta au feu. Myck soupira et se laissa retomber dans son siège.

« Je ne veux pas de lettre, je préfère que ce soit toi qui te décrive iréellement et virtuellement.

- A vrai dire, je me nomme Myck, jeune Iop, de cercle 24 et de puissance terrestre. Je n'en suis qu'à mes débuts, certes, mais j'ai su acquérir une expérience de jeu de 1 ans et demi sur un autre serveur. Cependant, je suis toujours accompagné de mon fidèle Écuyer, Tinky, celui qui m'a escorté, il est lui aussi de cercle 24, et plutôt intelligent pour son âge. Je n'ai actuellement pas de métier, mais je pense m'y atteler une fois un niveau respectable atteint. La neutralité me semble plus approprié pour le peu de dégâts que je fais. Je n'ai donc pas connu de guilde.

- Très bien, continue. »

Myck se donne une claque, et change sa face.

« Cette face-ci est spéciale, c'est ma face iréelle. Tout d'abord, je me prénomme Antoine, âgé de 15 ans, certes peu âgé mais je pense avoir la mentalité pour appartenir à votre guilde. Je passe actuellement au lycée, et j'ai eu mon brevet, mais cela Josef s'en moque. Étant donné, que c'est les vacances, je passe la journée sur dofus, voire la nuit. Je pratique le Football Américain dans la région du Var chez les Cannoniers de Toulon.

- Une dernière chose, pourquoi nous ?

- J'ai connu votre guilde sur les forums de JoL, je cherchais une guilde adéquate qui ne juge pas au niveau mais plutôt à la personne derrière son écran. Alors, j'ai contacté la meneuse (Je crois ?) et lui ai posé cette drôle de question. En lisant vos règles et les réponses aux candidatures des autres postulants, j'ai compris que cette guilde avait atteint une maturité qui me convient amplement.

- Bien. A présent, c’est aux dieux et aux membres du conseil d’en décider maintenant » fit l’homme qui devait être le recruteur.
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Kharasu
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MessageSujet: Re: Une maladie bien plus qu'étrange.   Dim 17 Aoû - 19:06

Le sourire aux lèvres, Kharasu tordait et retordait le petit parchemin de reconnaissance de dettes dans ses mains. Il était content de son coup.

"Que pouvais-je espérer de mieux qu'une fée du logie déguisée en Iop ? Very Happy
Fini les corvée mhouhahahahahaha !"

Il adressa un clin d'oeil à son compagnon de beuverie qui revenait de l'entrevue, impatient de savoir ce qu'il en était.

"Alors?"

"Il n'a pas du lire la lettre, elle a été écrite par un des gardes du chateau d'amakna et il y avait un mot de sa mère également. Apparemment il a des petits soucis d'absence et les 2 pensait que l'enroler dans l'armée l'aiderait a y voir plus clair. Ca n'est pas une grande perte pour la milice de Bonta."

"T'inquiète donc pas, pour moi c'est une superbe cadeau" lanca -t- il en eclatant de rire.

"Bon tu efface mon ardoise alors?"

"Pas de soucis ... jusqu'a la prochaine tournée de la Choppenbois" et il jetta le parchemin au feu.

/hrp Excellent texte, j'ai bien aimer, pour
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Saty
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MessageSujet: Re: Une maladie bien plus qu'étrange.   Dim 17 Aoû - 19:23

Exténuée de ses journées passées à couper du bois, Satyrane entra dans la taverne et comme à son habitude, elle se servit dans la célèbre bière au chocolat. Elle apperçut Emanos étrangement vêtu qui s'addressait à un jeune Iop au visage pâle. Surprise, elle s'addressa à Emanos:

"Ema, arrête ton char... Range-moi cette pseudo-tenue officielle. Tu vois bien que ce n'est qu'un jeune homme!
-Si on ne peut plus jouer des mauvais tours... répliqua l'écaflip avec un air de meulou battu.
-Bonjour, je me prénomme Satyrane mais tu peux m'appeler Saty. Comment te prénommes-tu?
-Myck, balbutia le nouvel arrivant
-Bien, décontracte-toi! Je suppose que tu veux te joindre à nous...
-Oui, répondit Myck quelque peu hésitant-Donc, raconte moi tout...

Satyrane écouta attentivement le jeune Myck en jetant quelques coups d'oeils vers Emanos qui noyait sa déception dans la bière. A la fin de son récit, elle lui sourit.

[HRP] Je crois que le sourire de Saty est facilement décodable Smile
Je suis favorable également![HRP]
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